Durée 8h00
Publics
Adultes
Tarifs
Gratuit
Inscriptions
Entrée libre dans la limite des places disponibles
Heures
Le : Jeudi 12 octobre 2017 de 10h30 à 18h30

Medusa, bijoux et tabous, est une exposition de bijoux inédite, transhistorique et pluridisciplinaire. Elle prend le parti-pris de déconstruire les a priori qui définissent notre perception de l’ornement: il est trop féminin, trop précieux, trop corporel, trop primitif. Ces quatre thématiques permettent d’explorer le bijou dans son rapport à l’identité, à la production de valeur(s), de saisir la question de son autonomie et des rituels qu’il accompagne.

Dans le cadre de cette exposition, la commissaire et les conseillers scientifiques, Anne Dressen, Michèle Heuzé et Benjamin Lignel, proposent le colloque Oublier le bijou qui se déroulera en trois parties.

RENONCER | 10H30 > 12H15

Le colloque entend aborder comment, pour des raisons différentes et à des époques différentes, la plupart des hommes et certaines femmes – militantes – se sont dépris du bijou : en choisissant de ne plus en porter, ou en se tournant vers d’autres objets de la panoplie vestimentaire. Il s’agit donc d’aborder ici deux aspects antinomiques de la parure : comme instrument normatif et lieu de résistance à la norme.

FAIRE OEUVRE | 14H > 16H15

« Oublier le bijou » propose aussi une mise en parallèle entre le bijou contemporain et l’art conceptuel, qui ont en commun de remettre en cause l’objet dans sa matérialité ou sa portabilité : le bijou pouvant ainsi devenir installation, sculpture, performance ou idée. Si ces stratégies de rupture ressemblent à certaines du domaine de l’art, elles ne procèdent pourtant pas d’un même attachement à la matière, ou au geste, et doivent être analysées selon leur contexte spécifique.

DEVENIR ACCESOIRE | 16H30 > 18H15

De même, il est intéressant de noter que le bijou peut explorer de nouvelles fonctions, plus technologiques et/ou plus érotiques. Il s’agit du bijou conçu comme un double « accessoire » utilitaire et corporel. Le risque est ici de renvoyer le bijou à sa position d’objet subalterne – une position qui lui empoisonne l’existence depuis plusieurs siècles – pour voir si, après tout, elle ne lui permet pas de se réinventer une fois de plus, reflétant, comme toujours, les évolutions de la société.