+ TOUS LES MUSÉES DE LA VILLE DE PARIS

DéCOUVREZ LES 14 MUSéES DE LA VILLE DE PARIS

» Fermer

collection / FAUVISME ET CUBISME

Le fauvisme
Au Salon d’Automne de 1905, le critique d’art Louis Vauxcelles qualifie de « fauves » les toiles de Matisse, Camoin, Derain, Manguin, Marquet et Vlaminck. Sans constituer réellement un mouvement, ces artistes fondent leur utilisation expressive de la couleur pure sur les recherches des impressionnistes et, plus particulièrement, sur celles que les postimpressionnistes développèrent en s’inspirant de la « loi des contrastes simultanés » de Chevreul. Au-delà de l’objet, de la figure ou du paysage qu’elle décrit, la couleur est désormais utilisée pour sa faculté à composer une image.
Vlaminck partage, dès 1900, un atelier avec Derain à Chatou. Tous deux s’inspirent de l’art de Van Gogh, de sa palette à dominante bleue, verte et rouge, ainsi que de ses lignes sinueuses. Derain rejoint Matisse à Collioure durant l’été 1905 ; les deux artistes entament alors un dialogue soutenu. Cherchant à traduire les sensations colorées de la lumière méditerranéenne, Derain abandonne les principes du divisionnisme. Il élabore un système de touches et de taches construit sur des contrastes de tons chauds et froids. Il revient bientôt, marqué par Gauguin, à une peinture composée de larges aplats cernés de noir. Ancien élève du peintre symboliste Gustave Moreau, Matisse demeure fidèle, quant à lui, aux sujets classiques, mais en les subvertissant par son traitement de la couleur souvent dissonante et la variété de son vocabulaire pictural. Il poursuit son travail sur le volume et la ligne dans ses sculptures, tout en se référant à Cézanne et à la statuaire classique. Si l’usage des couleurs saturées se répand rapidement parmi les peintres, seuls trois artistes havrais, Braque, Friesz et Dufy, reprennent et approfondissent, à partir de 1906, les recherches de cette première génération. Plusieurs fauves s’essaieront à la peinture sur céramique sous l’impulsion du marchand d’art Ambroise Vollard.

Le Cubisme
Dès 1907, Braque abandonne sa palette fauve au profit de teintes sourdes. Après avoir vu la rétrospective Cézanne présentée au Salon d’automne, il consacre ses recherches à la représentation volumétrique d’un sujet (paysage, puis portraits et nature morte). Poursuivant une réflexion parallèle, Picasso intègre dans sa peinture différents modes de figuration inspirés de la sculpture ibérique, de l’art océanien et des masques africains.
Les deux artistes entament un travail « en cordée », à partir de 1908, pour aboutir à la déconstruction du motif en volumes géométriques simples, celui-ci étant observé selon différents points de vue.
Deux ans plus tard, la décomposition est telle que le motif semble disparaître dans une imbrication de plans. La couleur limitée aux valeurs tonales (ocre et gris) et les touches traduisant des effets de lumière plus conceptuels qu’observés concourent à cet hermétisme. L’introduction de lettres, puis, à partir de 1912, de papiers collés, de matériaux hétérogènes et de couleurs permet aux artistes de replacer leur peinture dans une logique de représentation. Dans Le Livre de Gris (1913), la référence au réel se décline dans le fragment d’un objet (la page collée), le signe (les motifs sont réduits à leurs contours) et le trompe l’œil (le faux bois).
Si les recherches de Braque et Picasso ne sont connues que par un cercle restreint d’initiés, ce nouveau langage visuel obtient un succès de scandale en  1911, au Salon des indépendants, où sont exposées dans deux salles les œuvres de Metzinger, Gleizes, Delaunay, Léger, Le Fauconnier et La Fresnaye. Tout en appliquant la leçon de Cézanne, c'est-à-dire la construction géométrique du motif, ces peintres privilégient les sujets littéraires et allégoriques dans leurs grandes compositions destinées aux Salons. Le terme « cubisme », dont la paternité est attribuée à Matisse et au critique d’art Louis Vauxcelles, s’impose alors progressivement dans les écrits d’Apollinaire ou dans les textes théoriques consacrés à cette tendance, notamment ceux de Gleizes et Metzinger. L’exposition de La Section d’or en 1912 consacre ce « cubisme écartelé» (Apollinaire) de Metzinger, Duchamp, Delaunay ou Kupka. Les artistes présentés se démarquent de Braque et de Picasso par leurs préoccupations : le mouvement, la couleur et la simultanéité.

/ Informations pratiques

11 avenue du Président Wilson
75116 Paris
Standard : 01 53 67 40 00
Service culturel: 01 53 67 40 80

Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h (fermeture des caisses à 17h15)
Nocturne, pour les expositions temporaires, le jeudi jusqu'à 22h (fermeture des caisses à 21h15).

Collections permanentes gratuites

Fermeture les jours fériés.

Métro Alma-Marceau ou Iéna
RER C Pont de l'Alma
Bus 32, 42, 63, 72, 80, 92
Station Vélib' 2 rue Marceau

Plus d’informations

Agenda du service culturel