1934
Huile sur toile
En 2003, le don par Aube et Oona Elléouët du Portrait d’André Breton venait brillamment renforcer la présentation des premières années parisiennes dans l’aube du surréalisme.
C’est en effet, en 1930 que le Roumain Victor Brauner s’installe à Paris. Son voisin, Yves Tanguy, l’introduira auprès de Breton et des surréalistes, au café de la place Blanche, à l’automne 1933. Signe de cette appartenance au groupe, qui durera jusqu’en 1948, dès l’année suivante, Breton préface sa première exposition, à la galerie Pierre. Le portrait est peut être réalisé alors, de même que ceux de Benjamin Péret (entré au musée avec le legs Jacqueline Brauner) et de René Char (Bibliothèque Littéraire Jacques Doucet), datés aussi de 1934.
Brauner confère au visage une présence hallucinatoire comme pour le placer « dans le cercle visuel très inquiétant où l’apparition lutte crépusculairement avec l’apparence » qu’évoque Breton dans sa préface.